NUT’S STORY

Le régime préhistorique ou régime « paléo » : l’alimentation des origines.

Je conseille vivement la lecture de l’ouvrage « Le régime préhistorique », écrit par Thierry Souccar, journaliste scientifique. Il existe d’autres références, mais celui-ci, explique de manière accessible le passionnant récit de l’aventure alimentaire.

Je recommande également, le site d’information sur la santé, www.lanutrition.fr qui apporte une vision objective de l’alimentation, de la santé et de la longévité. Le site propose également une véritable « pyramide alimentaire » tenant compte des vraies recommandations nutritrionnelles.

« The Nut’s Story », la formidable aventure des graines vieille de plusieurs millions d’années !

S’intéresser à l’histoire de l’alimentation au 21 ème siècle, c’est comprendre son évolution à travers les âges et constater qu’elle n’est pas adaptée. Voici, une présentation « dans les grandes lignes » de cette formidable aventure.

1. Un peu d’histoire

Dans cette Nut’s Story rien est simple. Malgrè tout, je vais essayer d’avoir un discours compréhensible même pour les « non initiés ». Pour commencer, plusieurs ères géologiques sont concernées :

Au Carbonifère, il y a 350 millions d’années la terre se recouvre de plantes gymnospermes à graines « libres ». Elles ont des ovules libres (non enclos dans un ovaire) et sont fécondées directement par les pollens à la différence des plantes angiospermes qui ont un ovule dans un récipient (ovaire) qui se développe pour donner un fruit.

Au Crétacé, il y a 125 millions d’années, ces plantes s’imposent sur leur prédécésseurs, les plantes à spores (plantes qui ne fleurissent pas comme la fougère ou la mousse par exemple). L’évolution végétale et la complexité de la vie vont boulverser ce règne végétal.

À la fin du Mésozoïque, entre 95 et 65 millions d’années, de nouvelles plantes à l’appareil reproducteur apparaissent, les angiospermes. Ces plantes à fleur, herbes et arbres aux « graines » encapsulées, participent à la multiplication de la diversité génétique, puisqu’à cette époque l’auto-pollinisation se retrouve limitée (déplacement d’un grain de pollen d’une fleur vers l’extrémité de la même fleur). C’est à cette même époque, en pleine effervescence végétale que les especes animales apparaissent et se nourissent de fleurs, fruits, graines et insectes.

C’est à la fin du Crétacé qu’on observe la disparisition de plus de la moitié des espèces vivantes. Il s’agit de la fin du règne des dinosaures avec un impact considérable sur les reptiles terrestres et aquatiques. L’origine de cette extinction est l’impact d’une comète sur la planète (théorie la plus probable ).

Ce qu’il faut retenir de ce petit volet historique, c’est que « dame nature » a donnée naissance au fil du temps à des plantes variées, aux caractéristiques particulières, impliquant une diversité en constante progression. Ce contexte a donné naissance aux animaux qui ont évolués sur la planète. Plus tard, une comète s’écrasera sur la Terre et décimera 3/4 des espèces vivantes !

2. Les premiers mammifères et nos ancêtres

Qu’est-ce qu’un mammifère ? Pour faire court, des êtres vivants « équipés » de glandes pour donner du lait à leurs « petits ».

Ils sont apparus il y a environ 220 millions d’années et la catastrophe du Crétacé (collision avec la comète) les a en partie épargnés. Ils étaient en effet de petites tailles et aujourd’hui, l’espèce des dinosaures étant éteinte, ils n’ont plus de « prédateurs » pour les manger.

Durant cette période, il n’existe pas encore de carnivores, herbivores ou même rongeurs. Les animaux se nourissent de fleurs, fruits, graines et insectes. On compte parmis eu les primates, nos premiers ancêtres, vivant essentiellement dans les arbres. Nous avons hérité de leur particularité à savoir des mains à cinq doigts, une vision stéréoscopique et des yeux convergents pour voir « devant ».

Il y a environ 50 millions d’années, nos ancêtres ont perdu la capacité de synthétiser la vitamine C. La consommation importante de fruits, répétée sur des millions d’années à modifiée notre héritage génétique. Ces mammifères trouvaient en effet, toute la vitamine C nécéssaire au bon fonctionnement de leur organisme via l’alimentation. Cependant, il s’agit d’une perte « bénéfique » puisque l’énergie utilisée autrefois pour produire de la vitamine C était dorénavant utilisée par d’autres organes plus massif, comme le cerveau.

3. Les premiers hommes

Le dernier ancêtre commun entre les hominidés et les singes (probablement Toumaï, découvert au Tchad) vivait il y a 8 millions d’années. Durant cette période, la marche s’est développée chez les hominidés comme un moyen de s’adapter à l’environnement et aux nouvelles opportunités alimentaires.

L’herbe, de la famille des angiospermes s’est répandue sur la planète il y a 40 millions d’années. Au lieu de se développer à partir de tiges,  elle se divise à partir de la zone méristématique (même si on coupe la partie supérieure de la feuille elle continue de pousser). Elle peut donc être piétinée, broutée et elle a favorisée l’apparition et le développement des ruminants il y a environ 2 à 3 millions d’années. C’est à cette même époque que l’Homo Habilis, plus ancien membre de l’espèce « Homo » apparait, mais également des animaux carnivores, synonyme de diversification alimentaire.

4. L’alimentation des origines

Sur la planète Terre, un des principaux moteur de l’évolution a été la recherche de la nourriture pour s’alimenter et survivre. Depuis les premiers hommes (au sens humain du terme) et pendant 7 millions d’années, l’alimentation de nos ancêtres est plutôt restée constante. En d’autres termes, nous avons mangez de la même manière et en conséquence, notre appareil génétique était stable et adapté à l’environnement. Ce constat ne sors pas d’un chapeau magique. Il y a un consensus scientifique international sur ce point, aboutissement de décennies de recherches menées par des experts (biologistes, paléoanthropologues, biochimistes etc…). Pour vous donner une idée, le bol alimentaire était composé de 70% d’aliments d’origine végétale et de 30% d’aliments d’origine animale.

À ce titre, dans les années 70, la découverte de Lucy apporte des éléments supplémentaires sur l’alimentation des origines. Une analyse topographique dentaire confirme la consommmation de noix, graines, racines. Il s’agit d’un Australopithèque, ancêtre des hominidés, genre qui présente à la fois des caractères archaïques (cerveau peu volumineux) ainsi que des caractères modernes (dentition proche de celle du genre Homo).
Les Australopithèques, un genre qui compte huit espèces se sont éteints il y a 1.5 millions d’années. Leur appareil masticateur était un outil à broyer des végétaux, noix et autres produits d’origines végétales. Ils étaient ultra-spécialisés et donc vulnérables aux changements de leur environnement.

Nos ancêtres, quant à eux se nourissaient davantage de chair animale. Ils s’adaptaient et se développaient en conséquence. Il y a 2 millions d’années, les dents des premiers « Homo », évoquent un passage à une alimentation  plus carnée.

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5. Des charognards

Dans le conscient collectif, nous imaginons volontier nos ancêtres chasser en groupe des immenses herbivores pour ramener de la viande à la grotte et en faire profiter toute la famille autour d’une dégustation au coin du feu. La vision est « sexy », mais la réalité est tout autre.

On charognait des carcasses pour des lambeaux de viande, des os et des abats. L’hommo Habilis, avait en effet la maîtrise d’outils rudimentaires permettant de couper, sectionner et gratter des carcasses d’où une alimentation plus carnée que ces prédécesseurs. Fait notable, il y a 200 000 à 400 000 ans le cerveau humain se distingue fortement des lignées précédentes avec un volume de la boite cranienne se rapprochant de celle de l’homme moderne. L’hypothèse la plus probable à ce jour porte sur la disponibilité de certaines graisses polyinsaturées à longues chaines dont le cerveau dépend pour son développement. Il s’agit des graisses de la famille Oméga-6 et Oméga-3 combiné à une alimentation des produits de la mer (poissons, coquillages).

6. L’assiette « paléo »

Au Paléolithique supérieur (-35 000 à -10 000 ans), les produits de la cueillette restent majoritaires avec une consommation de fruits, légumes, plantes sauvages, baies et oléagineux.

Ces produits végétaux étaient consommés sans transformation. Les plantes étaient beaucoup plus riches en protéines que les céréales modernes et plus généreuses en vitamines et minéraux. Tenant compte des recherches et afin d’être plus précis sur la qualité de cette alimentation, sur une base journalière de 3 000 kcal par jour, les scientifiques estiment et caractérisent l’assiette « paléo » de la manière suivante :

  • 3 à 10 fois plus de vitamines que notre régime actuel
  • source de vitamine C (environ 600 milligrames par jour soit 5 fois plus que la dose actuelle recommandée)
  • 2 fois plus de calcium (d’origine végétal) et 10 grammes de potassium au lieu des 2.5 grammes actuels
  • le ratio sodium/potassium est 30 fois plus bas qu’aujourd’hui comme le sel est une denrée rare
  • la consommation de viande via la chasse s’est développée même si la charognage est très pratiqué.
  • l’homme de Néanderthal a un régime de type « loup » (très carnivore), branche cousine de l’Homo Sapiens (nous). D’ailleurs, les études récentes montrent que nous avons tous des gènes de Néanderthal.
  • la viande du paléolithique est très différente de celle du boucher. Il s’agit de gibier qui se nourrit de plantes sauvages. C’est donc de la viande maigre dont le contenu en graisses ne dépassent pas 4%, contre 25% aujourd’hui.
  • le rapport entre les deux acides gras essentiels (Omega-3/Omega-6) est de 1:1. Ne consommant aucun laitage, l’apport en graisses saturées était 2 à 3 fois moins important.

7. L’état de santé de nos ancêtres

Autre fait marquant, ces ancêtres étaient grands (1,70 à 1,80 mètres). Les études réalisées sur les ossements montrent qu’ils étaient en bonne santé. Ils n’avaient en effet, pas de caries ni de signe de goutte (rhumatisme inflammatoire) en dépit d’une alimentation très carnée. Enfin, ils n’avaient pas de pathologie infectieuses, d’ostéoporose (fragilité excessive du squelette due à une diminussion de la densité osseuse) et de carences nutritionnelles.

Certes, l’espérance de vie est faible mais il convient de replacer cet indicateur dans son contexte. D’une part, à l’époque il y avait une forte mortalité infantile à la naissance. En effet, le niveau de confort et les moyens sanitaires n’avaient rien à voir avec ceux de notre époque d’autant que le risque infectieux était également bien présent.
D’autre part, l’espérance de vie est une moyenne calculée sur un groupe d’individu, le plus souvent à l’échelle familiale qui prend en compte les naissances et les décés. Par exemple, l’espérance de vie d’un couple (femme de 53 ans et un homme de 54 ans, par exemple) est de 53 + 54 = 107 / 2 = 53.5 ans. En revanche, si ce couple avait un enfant, malheureusement décédé dans un accident de la route à 35 ans, l’espérance de vie de ce même groupe sera de 53 + 54 + 35 = 142/3 = 47.3 ans.  Les parents sont toujours vivants, agés d’une cinquantaine d’années, pourtant l’espérance de vie du groupe est d’environ 47 ans.

Voilà pourquoi la moyenne de l’espérance de vie ne veut pas dire que des sujets ne sont pas plus agés que cette même moyenne. Au Paléolithique supérieur, les sujets vivaient facilement jusqu’à 40 ans et les recherches ont mise à jour la découverte d’ossements d’individus de plus de 60 ans.

Dans notre société moderne, l’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé diminue. C’est un fait, et dans notre entourage, nous pouvons facilement le constater. Ce qui ne cessera jamais de m’étonner, c’est qu’à cette époque, des sujets pouvaient déjà vivre jusqu’à 60 ans sans notre niveau de confort ni notre technologie médicale actuelle. Leur alimentation, composée de 70% de végétaux (plantes, feuilles, fleurs, fruits, tubercules, racines, oléagineux) et 30% d’alimentation d’origine animale (oeufs, gibier, insectes, coquillages, poissons) permettait à elle seule d’optimiser leur capital santé, puisque pertinente au regard de leur patrimoine génétique construit sur des millions d’années.

 

Le Néolithique, le virage alimentaire

8. La fin d’un modèle

À la fin du Paléolithique supérieur, l’homme se sédandarise et commence à domestiquer les animaux. Apparue vers -9 000 avant J-C, l’agriculture permet à l’homme de cultiver. On parle de « révolution néolithique » qui fut la première révolution agricole de notre ère, même si le mode de vie étant encore calé sur celui de la cueillette et de la chasse. D’ailleurs, il est important de noter que des groupes de chasseurs-cueilleurs continuerons d’exister jusqu’à notre époque.

Cette révolution agricole va favoriser l’émergence de sociétés humaines complexes et spécialisées. En d’autres termes, « les producteurs » seront en capacité de nourrir le groupe qui pourra ainsi, se consacrer à d’autres tâches (développement de la technologie, gestion du groupe, art, etc…).

À la fin du Paléolithique supérieur, il est également important de souligner que les conditions climatiques sont favorables et propices à la culture, domestication et à la communication (au sens échanges de marchandises). 

Cette révolution agricole, corrélée aux conditions climatiques favorables, aura un impact majeur sur le mode d’alimentation. En l’espace de 10 000 ans, les chasseurs-cueilleurs vont en effet abandonner un mode de vie vieux de plusieurs millions d’années.

 

9. L’essor des céréales

Au Néolithique, la population augmente et la chasse et la cueillette ne sont plus suffisantes pour nourrir les peuples d’autant plus que les ressources naturelles sont moins abondantes. Le « delta » entre des ressources naturelles issues de la chasse et de la cueillette et celles issues de la production agricole, confronté à une population en constante augmentation est encore trop faible pour garantir une autonomie et une bonne gestion alimentaire.

C’est pourquoi, cette époque est favorable aux plantes sauvages domesticables surtout dans le « croissant fertile » à cause des changements climatiques (climat plus tempéré). Ces céréales avaient l’avantage de pousser vite et d’apporter des calories en grande quantité.

Parrallèlement, l’essor de la technologie alimentaire va précipiter le passage de la domestication des plantes et des animaux (nouveaux outils de récolte et de transformation) vers environ -11 000 ans avant J-C. Cette période préfigure l’alimentation moderne. Ces céréales inconnues à la fin du paléolithique, vont constituer le socle de base de l’alimentation du Néolithique et des siècles suivants. 

10. Un paradoxe

Aujourd’hui, huit céréales sont cultivées : blé, orge, seigle, avoine, maïs, riz, sorgho, et millet. Toutes ont étés domestiquées entre -5 000 et -3 000 avant J-C et plus de la moitié des calories consommées aujourd’hui dans le monde sont fournies par ces dernières.

Dans les pays occidentaux, plus de 80% des céréales sont raffinées ce qui signifie que le germe et le son qui renferment les acides gras, vitamines, minéraux et fibres sont éliminés. Nous avons en conséquence des farines composées de toutes petites particules ayant un intérêt nutritionnel très faible.
Force est de constater que l’homme n’est pas fait pour un régime alimentaire dans lequel 50 à 70% des calories sont apportées par les céréales.
Nous l’avons déjà abordé en préambule de cette page, mais au Paléolithique, les plantes consommées étaient dicotylédones et l’homme se convertit peu à peu aux monocotylédones. Il s’agit de plantes à fleur angiospermes, dernier stade de l’évolution des végétaux qui comportent deux cotylédons (pré-feuille). Les monocotylédones constituent une évolution relativement récente au sein du monde végétal, alors que les dicotylédones sont beaucoup plus anciennes. On peut donc raisonnablement en déduire qu’il s’agit d’une évolution génétique du règne végétal par rapport aux dicotylédones.

Il serait facile de conclure sur ce simple constat : « c’est super, les céréales permettent de couvrir les besoins caloriques de toute la population, en constante évolution. La révolution agricole a sauvée l’humanité ». Pourtant, ce changement brutal de régime alimentaire n’est pas sans conséquences.

En conclusion

11. Le retour de bâton

Au Paléolithique supérieur, ces graminés avaient déjà une caractéristique préoccupante pour nos ancêtres sachant que par leur consommation de fruit, ils recevaient plusieurs centaines de milligrammes de vitamine C quotidiennement. La révolution alimentaire implique une mise au premier plan des céréales dans le socle alimentaire et donc indirectement une consommation de fruit beaucoup moins importante d’où la naissance d’un mode alimentaire déséquilibré

En effet, les céréales contiennent des anti-nutriments. Il s’agit de l’acide phytique, molécule végétale présente à l’état naturel, qui se lie par combinaison biochimique (chélation) à des minéraux et oligo-éléments pour former des phytates. Ces derniers préservent une teneur suffisante en minéraux pour la croissance de la plante.
Lorsque nous consommons des aliments qui contiennent de l’acide phytique, il se combine avec d’autres minéraux du bol alimentaire. Ce phénomène, empêche leur assimilation qui est à l’origine de nombreuses carences puisque l’organisme ne produit pas de phytase et peut entrainer une acidose généralisée (trouble de l’équilibre acido-basique, donc baisse du pH sanguin, source d’inflammation) et une importante déminéralisation (déficit en magnésium, fer, zinc, cuivre). 

Ce régime alimentaire maintenant déséquilibré met en évidence quelques constats, rapportés des recherches scientifiques : 

  • ces nouvelles plantes contiennent peu d’acide phytique mais constituant le socle de base de l’alimentation moderne et donc consommées en grande quantité, il est probable que certaines maladies comme le scorbut (déficit en vitamine C) sont apparues à cette période.
  • des recherches révèlent pour la première fois dans l’histoire de l’humanité sur des squelettes du Néolithique, la présence d’hyperostose porotique (signe d’anémie par manque de fer).
  • naissance des premières caries liée à la consommation en grande quantité d’aliments raffinés.
  • les os et les dents portent des traces de carences provoquées par le raffinage et par l’acide phytique des céréales, composé anti-nutritionnel qui piège les minéraux indispensables à la croissance comme le zinc (retards de croissance).
  • rachitisme avec manque de vitamine D (lectine, substance anti-nutritionnelle provoquant un blocage du transport cellulaire de la vitamine D).
  • applatissement des os pelviens chez la femme qui provoque des accouchements difficiles voir impossibles et en conséquence une augmentation de la mortalité infantile. 

12. La mort du régime « paléo »

Depuis la révolution du Néolithique, il y a 10 000 ans, cette nouvelle alimentation contenant peu d’acides gras essentiels, type Oméga-3 et beaucoup d’Oméga-6 va entrainer un déséquilibre du ratio, initialement marqué à un rapport 1:1. La population glisse vers un contexte inflammatoire avec de multiples carrences, encouragées par la consommation d’alimentation de type céréales, produits laitiers, sel et sucre.

De plus, l’alimentation carnée et la part des protéines reculent fortement. On observe à ce titre, une diminution de la taille des hommes avec une moyenne de 1.61 mètres contre 1.77 mètres au Paléolithique. L’espérance de vie diminue également à cette même période. Elle passe de 30-35 ans à l’âge de 20 ans au Paléolithique à 22-28 ans au Néolithique. Il faudra attendre le 18 ème siècle en Europe pour voir l’espérence de vie dépasser celle du Paléolithique supérieur.

Ce mode d’alimentation favorise largement l’obésité, diabète, maladies cardiovasculaires et les cancers surtout chez les sédentaires. Toutes ces maladies font leur apparition au début de notre ère, dans un premier temps à bas bruit en raison de l’activité physique de nos ancêtres puis dans un deuxième temps de manière plus soutenue au fur et à mesure de la sédentarisation.

Pour terminer de « tuer » le régime des orgines,  de nouveaux aliments font leur apparition : sucre, sel, huiles et laitages. La machinerie bilogique mis en place et façonnée par la sélection naturelle au cours des 8 millions d’années qui ont précédé est boulversée par ce virage alimentaire. D’ailleurs, l’exploitation du sel date du Néolithique et va contribuer à la destruction de l’équilibre acido-basique où le pH sanguin doit être le plus neutre possible pour que l’organisme soit le moins « inflammatoire » possible. Malheureusement, ce ratio provoque l’inverse alors que l’alimentation humaine est alcanique (pH sanguin neutre) pendant tout le Paléolithique. Les aliments à indice glycémique (charge en sucre) élevé apparaissent au Néolithique : céréales, pain bluté (moulure artisanale sur meule de pierre) et plus tard la pomme de terre, provoquant des pics de glycémie réguliers et donc une production d’insuline régulière également, mécanisme favorisant le diabète.

La révolution agricole implique une augmentation de l’élevage considérable. Les animaux eux-mêmes sont nourris avec des céréales aux acides gras saturés. La graisse des animaux étant elle-même consommée, cette pratique contribue également au déséquilibre acido-basique, sachant qu’autrefois, les bonnes graisses étaient consommées via les oléagineux principalement, le tout intégré dans un mode alimentaire équilibré.

Autre constat majeur, alors que la famine et les carences sont inconnues au Paléolithique, au Néolithique les hommes sont dépendants de l’abondance des cultures qui sont d’ailleurs souvent des monocultures. Combiné à une surpopulation et un manque d’hygiène, des maladies se propagent à cause de la proximité avec le bétail et les animaux de la ferme qui avec les rongeurs attirés par les cultures transmettent des virus et des bactéries inconnues. Nous avons des exemples modernes avec la grippe aviaire et porcine

13. La solution dans nos assiettes : #INNUTSWETRUST

N’oublions pas que la fréquence des mutations spontanées de l’ADN du noyau cellulaire est de l’ordre de 0.5 % par millions d’années. Nos gènes sont donc très proches de ceux de nos ancêtres du Paléoliothique, il y a 40 000 ans. Avec l’avènement de l’agriculture, il y a 10 000 ans et la révolution industrielle, notre alimentation a subit un profond changement et nous ne sommes plus adaptés génétiquement au mode alimentaire actuel. En toute légitimité, on pourrait aussi dire que nous ne sommes pas encore adapté, mais gardons en tête que notre patrimoine génétique s’est construit par l’alimentation « paléo » pendant des millions d’années. C’est pourquoi, il parait important de considérer ces questions:

  • Qu’est-ce que 10 000 ans sur des millions d’années ?
  • S’adapter à quel prix ? Théoriquement, on peut s’adapter à la sécheresse, aux catastrophes nucléaires, aux catastrophes naturelles, aux maladies etc…
  • Est-ce que la balance « bénéfice-risque » est pertinente pour tenter une adaptation qui prendra de toute manière des millions d’années ?
  • N’est-il pas plus simple de reconsidérer notre alimentation actuelle pour la caler sur nos prédispositions génétiques et conforter notre capital santé ?
  • Pourquoi vivre longtemps en mauvaise santé quand on pourrait vivre longtemps en bonne santé ?
  • S’affranchir du conditionnement alimentaire, une solution ? N’oubliez pas que vous aimez ce que vous mangez parce que la plupart du temps les aliments sont conditionnés et parce que depuis votre enfance, via l’éducation, vous avez associé la notion de plaisir à certains aliments. En ce qui me concerne, j’aime les noisettes parce que je partais à la pêche avec mon grand-père et je mangeais des noisettes avec lui au bord de l’eau. Si des parents partagent des moments avec leurs enfants en mangeant des chips devant la télévision, cette notion de plaisir sera t-elle différente ? Oui, et notre responsabilité est ici présente. Nous avons le droit mais surtout le devoir de donner une éducation alimentaire à nos enfants et en toute connaissance de cause.

Je suis persuadé que l’avenir de notre espèce et de notre planète se trouve dans notre mode d’alimentation qui a un impact quotidien, plusieurs fois par jour et à l’échelle de chaque individu.
Le régime « paléo » a fait ses preuves à l’inverse de notre mode alimentaire actuel qui dédruit l’homme et son environnement. Nous devons et pouvons vivre en bonne santé mais n’oublions pas que l’espérence de vie en bonne santé diminue parce que nous choisissons par facilité de balayer nos origines.
C’est pourquoi l’alimentation paléolithique doit être considérée comme un modèle pour la nutrition moderne. Un bol alimentaire équilibré, des produits de saisons non transformés et avoir conscience de la valeur et du goût des choses. C’est à la porté de chaque être humain, il reste seulement à le mettre en pratique.

Manger des graines ! #innutswetrust

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Au 5ème siècle avant J-C, un médecin grec de l’antiquité, Hippocrate disait : « Que ton alimentation soit ta première médecine ». Aujourd’hui, force est de contaster que ce conseil médical, qui a pourtant traversé les siècles, est bien trop vite oublié. Pourtant, à l'heure où la santé et le bien-être sont au coeur des préoccupations sociétales, l'alimentation devrait et doit retrouver ses lettres de noblesses.

Les graines, alimentation de base des peuples de "chasseurs-cueilleurs" font partie intégrante de notre évolution et participent à la sauvegarde d'un « capital santé » sain et cohérent. Propre à chaque individu, je souhaite préserver et enrichir ce capital pour le mettre au service de mes envies, de ma carrière professionnelle et personnelle. Une santé que je souhaite mettre à profit des autres pour montrer par les actes les bienfaits de cette démarche pour moi, pour vous, pour elle, la planète « Terre ».