Un visa pour chaque plat

par | Août 1, 2018 | nut's news |

Contexte

Dans cet article, nous plaçons l’accent sur un des enjeux majeurs de notre monde actuel : la santé de la planète. Pour les détracteurs qui ne croient pas à cette vision, voici une explication simple et plutôt terre à terre (c’est le cas de le dire) :

  1. On naît et on meurt sur la planète Terre. C’est notre socle universel.
  2. Si on détruit notre planète, on détruit ce socle et en conséquence on se détruit nous-même (pléonasme).
  3. Consommer de manière irresponsable, c’est participer à la dégradation de la planète.
  4. Faire attention à la santé de la Terre, c’est faire attention à la notre.

Aujourd’hui, le consommateur peut choisir (en apparence) sa nourriture et ses choix ont un impact sur notre dénominateur commun, la Terre. En effet, nos habitudes alimentaires construisent notre consommation. Elles font intervenir plusieurs acteurs regroupés dans plusieurs filières (producteur/exploitant, artisan, négociant, transporteur, industriel, publicitaire, distributeur à titre d’exemple). Ainsi, il est très facile pour un seul produit de solliciter l’ensemble des acteurs de cette chaîne. Malheureusement, au-delà du coût financier, nos choix impactent directement l’environnement. Chaque aliment peut potentiellement faire des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans votre assiette. Pour suivre son parcours à travers le monde, il serait nécessaire d’avoir un visa pour chaque plat, seul moyen d’avoir une véritable traçabilité.
Depuis quelques années, l’alimentation biologique accentue ce phénomène (c’est une des dérives du BIO), bien connue de l’industrie agro-alimentaire. Ces derniers surfent sur cette frontière de la bonne et de la mal-bouffe via un système alimentaire à plusieurs vitesses. À l’heure actuelle, voici ce que le système vous propose :

  1. Vous pouvez consommer de la nourriture BAS de gamme (BIO et conventionnelle) toutes origines confondues (UE et hors UE) respectueuse de l’environnement (selon un cahier des charges) ou non respectueuse de l’environnement.
  2. Vous pouvez consommer de la nourriture HAUT de gamme (BIO et conventionnelle) toutes origines confondues (UE et hors UE) respectueuse de l’environnement (selon un cahier des charges) ou non respectueuse de l’environnement.
  3. Vous pouvez consommer de la nourriture HAUT de gamme LOCALE (BIO et raisonnée), fraîche et de saison, réellement respectueuse de l’environnement en plus du cahier des charges lorsqu’elle est BIO.

Techniquement, il devrait avoir une seule alimentation, saine et respectueuse de l’environnement. Biologique par nature cette alimentation devrait faire partie de notre quotidien. Malheureusement, la mondialisation a donnée naissance (en partie) à l’agriculture intensive et à la production à tout prix et à moindre coût négligeant les territoires, les plantes, la santé des animaux et celle des humains. Depuis des décennies, la sonnette d’alarme est tirée et le BIO refait surface. Cependant, ce nouveau BIO arrive dans un paysage alimentaire à plusieurs vitesses. D’ailleurs, Jean-Pierre Coffe, célèbre critique culinaire, disait souvent : « le problème ce n’est pas les étiquettes BIO sur les aliments, c’est les aliments de merde sans l’étiquette MERDE ».

Définitions

Agriculture biologique

Mise en place de pratiques culturales et d’élevage soucieuse du respect des équilibres naturels.

Biologique (BIO)

Réponse à une volonté de consommer différemment quant au sentiment d’insécurité sanitaire en rapport aux produits proposés par l’industrie classique. Il s’agit donc d’exclure l’usage de produits chimiques de synthèse (non naturel), des organismes génétiquement modifiés (OGM) et de limiter l’emploi d’intrants. Le terme est apparu pour la première fois en 1991 dans le règlement Européen (CEE 2092/91). Aujourd’hui, le BIO mène plusieurs batailles (Alim’agri, 2018) :

  • gestion durable de l’agriculture
  • respect des équilibres naturels
  • promotion des produits de haute qualité dont l’obtention ne nuit pas à l’environnement, à la santé humaine, ainsi qu’à la santé des végétaux/animaux ou à leur bien-être.

Cahier des charges – Labels BIO UE/AB

La réglementation française avec le label AB (aligné aujourd’hui sur le label européen) a été mise en place en 1985. Le label européen quant à lui a été mis en place en 1999 (Reg n°1804/1999). Les règles sont nombreuses et les spécifications denses. Dans un but de clarté voici un résumé :

Production végétale

Ce sont les semences et plants employés (transformés) qui ne doivent pas être issus d’OGM. Ces derniers doivent également être inscrits sur une liste positive d’engrais et pesticides d’origine naturelle autorisés. Enfin, le travail du sol et les rotations des cultures (assolements) doivent être appropriés.

La lutte biologique est autorisée dans des conditions précisément définies.

Production animale

L’élevage hors-sol est interdit (dont la nourriture utilisée pour les animaux n’est pas issue de l’exploitation mais majoritairement achetée). Le choix des races doit être adapté au milieu d’élevage et l’alimentation des animaux doit avoir une origine locale (en majorité) et sans OGM. Pour terminer, le gavage est interdit et la santé est basée sur la prévention (plutôt que sur le curatif avec l’utilisation de médicament allopathiques, c’est-à-dire les traitements médicamenteux habituels).

Transformation

Au moins 95% des ingrédients agricoles (hors eau, sel et additifs) du produit fini sont issus de l’agriculture biologique. Les arômes ajoutés sont d’origine naturelle et inscrits sur une liste positive d’additifs autorisés. Les OGM sont tolérés à hauteur de 0.9%.

Importation

Les autorisations d’importation concerne le monde entier, sous la réserve d’avoir un label BIO. De nombreux pays situés hors de l’UE (Union Européenne) ont des accords selon lesquels leurs certifications biologiques sont équivalentes à celle en vigueur en UE. Il n’y a pas d’inégalités majeures (à priori) mais, il est possible de trouver des différences qui correspondent à des contextes locaux divergents. Enfin, il faut souligner que certains pesticides ne sont pas autorisés en UE et pourtant utilisés dans certains pays et importés chez nous avec le label BIO (exemple des bananes biologiques).

Horizon 2021 : nouvelle réglementation biologique Européenne

Une nouvelle réglementation entrera en vigueur dans quelques mois. Le système de contrôle sera plus strict et annualisé sur l’ensemble de la chaine de valeur. Voici quelques éléments de cette future réglementation (liste non exhaustive) :

  • les cultures hors-sol sont exclues du label biologique européen. L’hydroponie est concernée à titre d’exemple. Il s’agit d’une méthode de culture où la plante est sur un substrat neutre et inerte (sable, billes d’argiles, laine de roche), irrigué d’un courant de solution qui apporte des sels minéraux et des nutriments essentiels à la plante.
  • une réduction des coûts de certification sera mise en place. Il s’agira de faciliter la pratique de l’agriculture biologique avec la consultation d’une base de données nationales (UE) afin de garantir 100% des semences biologiques d’ici 2035.
  • s’agissant des importations, la réglementation nationale des pays hors UE sera révisée afin d’avoir l’équivalence de la certification biologique européenne.
  • l’étiquetage sera plus clair avec la mention de l’origine des matières premières et l’identification de l’organisme de contrôle.

Le BIO pourrait nourrir toute la planète

Le marché français représente plus de 6.5% des surfaces de culture pour près de 6 milliards d’euros (Agence Bio, 2016). Le marché européen quant à lui représente 27 milliards d’euros. Nous ne sommes pas face à une mode, mais sur une tendance durable, d’autant plus que l’activité publicitaire autour du BIO a augmentée de 26% en 2016 (Kantar Media, 2017).

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) mentionne qu’il faudra augmenter de 50% notre production agricole d’ici 2050 si on souhaite nourrir toute la planète. La conséquence directe sera une fragilisation de l’environnement et du climat si nous continuons de produire de manière intensive et irraisonnée.

Enfin, une publication de la revue Nature Communications (Novembre 2017) affirme qu’il est possible de nourrir 9 milliards d’êtres humains avec du 100% bio : aux conditions de diminuer la consommation de produits d’origine animale et de réduire le gaspillage alimentaire.

Le BIO et ses dérives

On observe un marché biologique à 2 vitesses :

  • celui avec des matières premières françaises et des emballages biodégradables
  • le bio commercial où le prix domine et la provenance des matières premières comptent moins (Brooks Wallin, Natexbio, 2015).

80% de la croissance du bio provient de la GMS et la distribution occupe 1/3 du marché du BIO (LSA & Consommation, 2017). Il existe néanmoins des entreprises vertueuses comme Biocoop où l’objectif est de rester cohérent d’un point de vue environnemental. (travaille avec des transformateurs/producteurs dans un périmètre de 150km du point de vente, jusqu’à 70 fournisseurs locaux contractualisés).

Les fruits sous plastiques

Le BIO en grande surface est très sollicité par le marketing. Les distributeurs utilisent un packaging healthy avec l’emploi de couleur verte, des pancartes/kakémono très visibles, une publicité de masse sur l’ensemble des médias et beaucoup d’emballages plastiques. Quelques exemples :

  • fruits en barquette (pommes, nectarines, raisins, poires etc…)
  • citrons en lot sous plastiques, aubergines conditionnés dans du non-recyclable, avocats mûres dans des barquettes en plastiques.

Ici, le but du distributeur n’est clairement pas de faciliter la vie au consommateur. Il s’agit une nouvelle fois d’une histoire d’argent où d’ailleurs tout est mis en oeuvre pour que le consommateur consomme (bons de réductions, carte de fidélité, carte bancaire avec possibilité de payer ses courses en plusieurs fois sans frais etc…). En effet, le gérant doit éviter toute contamination entre les fruits/légumes issus de l’agriculture conventionnelle sur les produits biologiques (résidus de pesticides par exemple). Le gérant a donc une responsabilité quant aux produits qu’il propose à la vente. Si les fruits/légumes sont présentés en vrac, il a l’obligation de se faire auditer tous les deux ans, le coût de l’audit restant à sa charge.

C’est un paradoxe à part entière où le BIO répondant à un cahier des charges rigoureux (précautions prises pour la culture et l’élevage des matières premières) avec un faible impact sur l’environnement voit sa valeur ajoutée totalement gâchée en fin de chaîne par ce conditionnement incohérent.

L’origine géographique

Le BIO impose une très faible traçabilité des matières premières où la réglementation UE exige seulement l’indication « origine UE » ou « hors UE« . Dans certains cas, les deux mentions sont indiquées sur le même produit car souvent, l’origine des matières agricoles diverge sur un produit ou sur un lot entier de produit. Pour le consommateur, la lecture de cette étiquette UE/Hors UE est très simple : il faut comprendre pour un produit brut ou transformé que le produit ou les matières premières utilisés pour confectionner le produit proviennent du monde entier (rien que ça).

Il s’agit encore une fois d’une incohérence vis-à-vis du BIO sur l’impact environnemental à mettre en opposition avec les volontés des agriculteurs/producteurs en début de chaîne.

Ce non-sens pourrait s’accentuer à l’horizon 2022 avec le projet de loi « Alimentation » où 20% de l’alimentation des cantines scolaires en France sera BIO, représentant 3 milliards de repas par an. L’indication de l’origine géographique sur ces produits biologiques n’étant pas obligatoire, il y aura potentiellement une augmentation des importations et donc l’impact sur l’environnement sera considérable.

Objectif du consommateur : éviter de consommer à tout prix des fruits/légumes qui ne sont pas de saison afin de limiter au maximum l’impact sur l’environnement.

BIO ne veut pas dire LOCAL

Selon (BIO Intelligence Service, ADEME, 2017), un yaourt aux fruits peut parcourir 9000 kilomètres avant d’atteindre la cuisine. Ce chiffre correspond au cumul des trajets pour chacun des ingrédients. Voici d’autres chiffres marquants :

  • un jus d’orange est produit à plus de 10 000 kilomètres de sa destination finale (c’est le cas de 80% des jus consommés en Europe).
  • un fruit importé par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole pour son transport que le même fruit de saison d’une production locale.

Le FAUX BIO

Oui, il y a du faux BIO dans le commerce. D’ailleurs, on observe depuis quelques années une multiplication des fraudes puisque l’industrie du BIO est relativement opaque. On regrette le manque d’une réelle visibilité pour le consommateur quant aux différents acteurs sollicités entre la matière première produite par l’agriculture/producteur et le produit fini acheté dans le commerce.
On note des alertes récurrentes concernant des agriculteurs et même des transformateurs qui ont falsifié des étiquettes sur leurs cageots (exemple récent du trafic entre la Roumanie et l’Italie concernant 700 000 tonnes de produits falsifiés écoulés).

Le BIO distributeur dans la petite, moyenne et grande distribution n’est pas du vrai BIO même si les produits respectent un cahier des charges précis et validé. Le distributeur doit impérativement faire du volume pour convenir à un large public, d’où la production de masse (voire intensive), s’éloignant des principes même des labels/esprits du BIO. Un bon exemple pour imager ce BIO de seconde zone est l’avocat Mexicain ou Chilien qui est certes produit dans le respect d’un cahier des charges biologique, mais récolté encore vert pour être en capacité de supporter 10 000 kilomètres de transport et arriver à maturité dans nos rayons. Il n’y pas besoin d’être mathématicien pour comprendre que l’impact carbone est ici considérable.

Un visa pour chaque plat est pertinent puisque qu’en fonction des fruits/légumes que vous consommez, le bilan carbone peut-être important. Pour vous donnez une idée, voici une cartographie de l’origine et les régions primaires de la diversité des cultures agricoles (fruits et légumes) :

Le marketing

En tant que consommateur, il est nécessaire de regarder au-delà des apparences surtout quand il s’agit du marketing lié à un produit. En effet, des marques adorent manipuler et jouer avec la thématique du naturel : couleur verte (le vert fait naturel et bon pour la santé), une symbolique et une syntaxe qui rassure (des produits authentiques basés sur des recettes ancestrales). Le but est de donner au consommateur une vision naturelle liée au produit. La réalité est malheureusement différente :

  • Adidas avec « better cotton » qui est un coton non biologique
  • McDonnald’s (le clown qui rigole) avec sa couleur verte (au lieu de rouge) pour donner une image plus eco-friendly.

NB : à l’inverse, la chaîne de magasins suédois Coop axe son marketing sur la peur des pesticides.

Des labels qui vont plus loin

Bio Cohérence

Il s’agit d’une marque de certification privée issue du mécontentement de parties prenantes de la société civile. La marque possède un cahier des charges beaucoup plus exigeant que celui de l’UE avec 0% d’OGM toléré, aucun ingrédient non-biologique dans les produits transformés, 0% de médicament toléré, et une alimentation animale 100% BIO .
Les produits sont constitués à 100% de matières premières françaises bilogiques (lorsqu’elles sont disponibles), sinon les produits ont une certification Commerce Équitable (en plus de la certification biologique) pour les matières premières exotiques (seulement à hauteur de 25%). C’est le cas de la confiture qui obtient une dérogation mais avec du sucre biologique, non raffiné et issu du commerce équitable.

Nature et Progrès

C’est une marque de certification privée de l’association de consommateurs et professionnels éponyme. Elle concerne des fermes de petites tailles et celles en système polyculture-élevage sont encouragées. Les fruits et légumes frais sont cueillis à maturité et les énergies renouvelables sont privilégiées.

Demeter

Marque internationale qui va au-delà de la certification BIO. Elle introduit également le concept de biodynamie c’est-à-dire qu’elle englobe des techniques agricoles mais également les interactions entre les êtres vivants et leur harmonie par rapport au milieu. Précisément, il s’agit de l’interaction entre les forces cosmiques et terrestres avec :

  • irrigation et semences en fonction des cycles lunaires
  • enrichissement du sol via un compost issu d’une fermentation d’organes animaux (vessie, intestin, ossements)

Autres

  • Label USDA Organic – Label américain relativement équivalent au label européen
  • JAS – Label bio japonais : plus drastique que le label européen
  • NOP – label inhérent au marché Chinois
  • Organico – Label inhérent au marché brésilien

Conclusion

Comme d’habitude, nous attachons une grande importance à la qualité de nos articles. Nous essayons d’être rigoureux et objectif de manière à centraliser un maximum d’informations pertinentes. De notre point de vue, c’est un passage nécessaire pour renseigner le consommateur et combattre effacement le discours standardisé véhiculé par les médias et les réseaux sociaux.
Vous l’avez compris, tout n’est pas tout rose au pays du BIO. Comme expliqué dans l’en-tête de l’article, il s’agit même d’un paradoxe puisque techniquement nous devrions avoir une seule alimentation respectueuse de l’homme et de l’environnement. Le BIO est un concept ou plutôt une vision qui permet de nous rapprocher de notre alimentation originelle. Il ne s’agit donc pas d’arrêter la consommation du BIO dans son ensemble, bien au contraire. Il est néanmoins nécessaire de garder à l’esprit que sa réglementation est en constante évolution.
N’oubliez pas que l’agriculture biologique utilise moins de pesticides et à priori pas d’additifs nocifs. Alors oui, une culture biologique ne sera jamais « blanche comme neige« . On peut en effet toujours prendre l’exemple du champs conventionnel bourré d’engrais chimiques de synthèse à côté du champs biologique mais il s’agit d’un exemple et d’un raisonnement par l’absurde qui n’a aucune valeur. Pour faire simple, il s’agit aujourd’hui de consommer le moins de « merdes » possible et les faits sont là : un aliment biologique sera toujours de meilleure qualité qu’un aliment issu d’une culture conventionnelle.

Nos conseils :

  • Privilégier les produits peu transformés (achat auprès de l’agriculture et/ou producteurs) ou à défaut dans une petite, moyenne ou grande surface. Il est également intelligent de se tourner vers les marchés locaux et les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne).
  • Favoriser les produits aux labels AOC, IGP et AOP qui attestent de l’origine géographique du produit.
  • Privilégier les circuits courts et la localité des produits qui ont un meilleur impact environnemental, participent à l’économie locale et dynamisent les filières agricoles locales.

Maintenant tu le sais : Hugo et Ben #INNUTSWETRUST

Sources

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Au 5ème siècle avant J-C, un médecin grec de l’antiquité, Hippocrate disait : « Que ton alimentation soit ta première médecine ». Aujourd’hui, force est de contaster que ce conseil médical, qui a pourtant traversé les siècles, est bien trop vite oublié. Pourtant, à l'heure où la santé et le bien-être sont au coeur des préoccupations sociétales, l'alimentation devrait et doit retrouver ses lettres de noblesses.

Les graines, alimentation de base des peuples de "chasseurs-cueilleurs" font partie intégrante de notre évolution et participent à la sauvegarde d'un « capital santé » sain et cohérent. Propre à chaque individu, je souhaite préserver et enrichir ce capital pour le mettre au service de mes envies, de ma carrière professionnelle et personnelle. Une santé que je souhaite mettre à profit des autres pour montrer par les actes les bienfaits de cette démarche pour moi, pour vous, pour elle, la planète « Terre ».