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Quand prendre un pre workout ? Le timing, la dose et les pièges à connaître

Le timing n'est pas le seul problème. Beaucoup de pratiquants retiennent une heure de prise sans savoir ce qu'il y a dans leur shaker, à quelle dose, ni si ce produit respecte la réglementation européenne.
Rédigé par Hugo
Publié le 20 Avr, 2026

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quand prendre pre workout

Quand prendre un pre workout est une bonne question. Mais c’est aussi la question la moins utile si le produit dans la boite est mal formulé, surdosé ou contient des stimulants qui n’ont rien à faire dans un complément alimentaire légal en France. On va répondre aux deux. Le timing d’abord, les pièges ensuite.

⏱️ En bref : quand et comment prendre un pre workout ?

Le timing idéal se situe entre 20 et 30 minutes avant la séance. Mais la dose et la composition du produit comptent autant que l’heure.

1) Timing : 20 à 30 minutes avant le début de la séance, parfois 45 à 60 selon les ingrédients et leur temps d’absorption.

2) Dosage caféine : maximum 200 mg par prise et 400 mg sur la journée, seuils fixés par l’EFSA. Beaucoup de produits sont au-dessus.

3) Démarrage : commencer systématiquement à demi-dose (1/2 scoop) les 2 à 3 premières semaines, quelle que soit votre expérience avec les stimulants.

4) Lecture étiquette : fuir les produits avec « proprietary blend » ou « matrice exclusive » sans doses individuelles. Si vous ne savez pas combien de caféine vous prenez, vous ne savez pas ce que vous prenez.

Pre workout, c’est quoi exactement ?

Un pre workout est un complément alimentaire conçu pour être consommé avant une séance d’entraînement. Il se présente presque toujours sous forme de poudre à diluer dans 200 à 300 ml d’eau, parfois en shots liquides. L’objectif affiché est simple : soutenir l’énergie, le focus et la performance physique pendant les premières minutes, voire la totalité de la séance.

Ce que beaucoup ratent, c’est que « pre workout » n’est pas un ingrédient. C’est une catégorie marketing. Le produit final peut contenir entre 4 et 25 ingrédients différents, à des doses extrêmement variables selon les marques. Deux produits vendus sous le même nom peuvent avoir des formules et des effets radicalement opposés.

Deux familles à ne pas confondre : stimulant vs pump

Les pre workouts stimulants sont les plus répandus. Ils contiennent de la caféine comme pilier central, souvent associée à de la tyrosine, du guarana ou d’autres composés stimulants. Leur objectif : réduire la perception de la fatigue et augmenter la vigilance mentale. Ce sont ces formules qui créent un risque réel d’insomnie si prises trop tard le soir.

Les pre workouts pump, parfois appelés « sans stimulants », misent sur la vasodilatation. Citrulline, arginine, bétaïne, nitrates de betterave. Moins de risques liés aux stimulants, mais des effets différents : meilleure congestion musculaire, sensation de « pump », apport accru en oxygène vers les muscles. Ils peuvent être pris plus tard dans la journée sans perturber le sommeil.

Les ingrédients que vous retrouvez dans 90% des produits

Quelle que soit la marque, la majorité des formules combinent tout ou partie des molécules suivantes :

  • Caféine (100 à 400 mg selon les produits) : stimulant principal du système nerveux central, réduit la perception de l’effort et de la douleur musculaire pendant la séance.
  • Bêta-alanine (1,6 à 3,2 g) : précurseur de la carnosine musculaire, impliquée dans la régulation du pH pendant l’effort intense. Responsable des picotements cutanés ressentis peu après la prise.
  • Citrulline ou malate de citrulline (4 à 8 g) : précurseur de l’arginine, augmente la production d’oxyde nitrique et améliore la circulation sanguine dans les muscles actifs.
  • Créatine (2 à 5 g, parfois absente) : améliore la disponibilité en phosphocréatine pour les efforts courts et intenses. Son effet est cumulatif, pas immédiat.
  • Tyrosine (500 mg à 2 g) : précurseur de la dopamine et de la noradrénaline, soutient le focus et la motivation en situation de fatigue.

⏱️ Quand prendre un pre workout pour qu’il agisse vraiment ?

La réponse standard « 15 à 30 minutes avant » qu’on lit partout est une approximation utile, mais elle ne tient pas compte des différences d’absorption entre ingrédients. Le vrai repère opérationnel dépend de la formule. Un produit à dominante citrulline n’a pas le même timing optimal qu’un produit à dominante caféine.

30 minutes avant, pas 5, pas 60

Pour la majorité des pre workouts stimulants à base de caféine, le moment idéal se situe entre 20 et 35 minutes avant le début de la séance, en excluant l’échauffement. Pas au moment d’enfiler les chaussures. La caféine atteint son pic plasmatique entre 30 et 60 minutes après ingestion et ses effets s’installent progressivement à partir de 15 à 20 minutes. Prendre son pre workout dans les 5 minutes précédant la séance, c’est travailler à contre-temps.

L’autre erreur courante : prendre son pre workout 60 à 90 minutes avant. Ça peut fonctionner si le produit contient surtout de la citrulline, mais pour la caféine, le pic d’action sera souvent déjà dépassé au moment des premières séries réellement exigeantes.

Le cas particulier des séances longues (plus de 1h30)

Pour une séance dépassant 90 minutes, deux stratégies coexistent. Prendre le pre workout 30 minutes avant le début, puis compter sur la demi-vie de la caféine (5 à 6 heures) pour couvrir l’ensemble de la séance. Ou bien, si la formule est uniquement pump/sans caféine, prendre une partie de la dose en début de séance pour prolonger les effets vasodilatateurs.

Pour les circuits longs de type CrossFit ou les séances combinées musculation/cardio, le pre workout stimulant pris 30 minutes avant fonctionne bien. Le risque de crash en fin de séance est surtout présent quand on dépasse 2 heures ou qu’on enchaîne avec une activité physique supplémentaire.

Entraînement tôt le matin : le piège du cortisol

Si vous vous entraînez dans l’heure suivant le réveil, la caféine du pre workout arrive dans un contexte où le taux de cortisol est déjà naturellement à son pic. Le cortisol matinal joue un rôle de stimulant endogène. Superposer caféine exogène et pic cortisol ne produit pas un effet doublé, mais peut générer nervosité, palpitations et légère anxiété sans bénéfice supplémentaire sur la performance.

La règle pratique pour les lève-tôt : attendre que le cortisol retombe, soit au moins 90 minutes après le réveil, avant de consommer de la caféine sous quelque forme que ce soit. Pour les séances très matinales inévitables, un pre workout pump sans caféine est souvent plus adapté.

Timing précis par ingrédient : la grille qu’on ne vous donne jamais

Voici ce que la majorité des fiches produit ne précisent jamais : chaque ingrédient a son propre fenêtre d’action et son propre mode d’efficacité. Certains demandent une prise unique, d’autres exigent une saturation sur plusieurs semaines.

Ingrédient Timing avant séance Pourquoi ce délai Effet cumulatif ?
Caféine 30 à 45 min Pic plasmatique à T+30-60 min selon la formulation (poudre vs comprimé) Non (tolérance se développe si quotidien)
Citrulline 45 à 60 min Conversion en arginine puis en oxyde nitrique : processus en 2 étapes, plus lent Partiel (bénéfice amplifié sur 7 à 14 jours de prise régulière)
Bêta-alanine 30 min (picotements) Précurseur de carnosine musculaire, l’effet utile est chronique (régulation pH sur 4 semaines) Oui (saturation en 4 à 6 semaines à 3,2 g/jour)
Créatine Peu importe Son effet est saturatoire, pas immédiat : inutile de la coller à la séance Oui (charge 5-7 jours ou saturation lente sur 4 semaines, voir notre article : quand et comment prendre la créatine)
Tyrosine 30 à 45 min Synthèse de catécholamines (dopamine, noradrénaline) : délai de conversion enzymatique Non

 

Ce que ce tableau révèle : la bêta-alanine et la créatine incluses dans un pre workout n’ont pas d’effet « le jour J » si vous n’en prenez qu’occasionnellement. Ce sont des molécules qui demandent une prise régulière, indépendamment de la séance. Les incorporer dans un pre workout pris 3 fois par semaine, c’est payer pour un effet qui n’arrivera pas.

⚖️ Combien en prendre ? Les seuils à respecter sans discuter

Le marché des pre workouts est saturé de produits ultra-dosés. Ce n’est pas un hasard : plus un produit produit une sensation forte dès la première utilisation, plus il est susceptible d’être racheté. Ce marketing sensoriel a un prix, et ce prix se paie en sécurité.

Caféine : 200 mg maximum par prise, 400 mg sur la journée

L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a publié en 2015 un avis de référence sur la caféine. Les seuils retenus pour un adulte en bonne santé : 200 mg maximum par prise isolée et 400 mg sur l’ensemble de la journée. Ces chiffres incluent toutes les sources de caféine, pas seulement le pre workout. Le café, les sodas, le thé, les boissons énergisantes, les brûleurs de graisse : tout s’additionne.

Scan rapide du marché : des produits comme le C4 Original contiennent 150 mg par scoop, ce qui reste dans les clous. Mais plusieurs pre workouts en vente libre sur des sites spécialisés affichent 300 à 400 mg par dose unique. Associés à deux cafés dans la journée (environ 80 à 100 mg chacun), on dépasse facilement le seuil des 400 mg. Pour aller plus loin sur les bienfaits et risques de la caféine en détail, on a traité le sujet séparément.

Pourquoi commencer à demi-dose est non négociable

Chaque individu métabolise différemment la caféine. La vitesse de métabolisation dépend du variant génétique CYP1A2, qui détermine si vous êtes « métaboliseur lent » ou « métaboliseur rapide ». Un métaboliseur lent va ressentir les effets de la caféine bien plus longtemps, avec un risque accru de palpitations, d’insomnie et d’anxiété aux mêmes doses qu’un autre profil.

Commencer à 1/2 scoop lors des 2 à 3 premières prises n’est pas une précaution timide. C’est le seul moyen d’identifier votre seuil de tolérance avant d’atteindre une dose pouvant générer des effets indésirables. Cette règle vaut même si vous avez déjà utilisé un autre pre workout : les formulations varient suffisamment pour que votre réaction soit différente.

Notre avis sur le sujet : On voit régulièrement des pratiquants doubler la dose dès la deuxième semaine parce qu' »ils ne sentent plus rien ». Ce n’est pas un signe que le produit ne fonctionne plus : c’est la tolérance à la caféine qui s’est installée en quelques jours. La solution n’est pas d’augmenter la dose, c’est de faire une pause de 2 à 3 semaines pour que la sensibilité revienne.

 

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️ Comment lire une étiquette pre workout en 60 secondes

La qualité d’un pre workout ne se juge pas à la couleur de la boite ni au nombre d’ingrédients listés sur le packaging. Elle se juge à la transparence de la formule et à la conformité des doses avec les données disponibles. Ce décryptage prend moins d’une minute une fois qu’on sait quoi chercher.

Les 4 red flags qui disqualifient un produit

  • Dose totale de caféine supérieure à 200 mg par scoop : au-delà de ce seuil EFSA, le produit place l’utilisateur en zone de risque avant même d’avoir pris son café de la journée. C’est un choix éditorial de la marque, pas une exigence de performance.
  • Étiquette en anglais uniquement ou mentions légales UE absentes : un complément alimentaire vendu légalement en France doit porter des informations en français. Une étiquette 100% anglaise signifie souvent un produit importé sans vérification de conformité UE.
  • Allégations de type « anabolisant », « prise de masse garantie » ou « bruler les graisses » : ces allégations sont non autorisées pour les compléments alimentaires en Europe. Leur présence indique un faible niveau de sérieux réglementaire de la marque.
  • Absence totale de dosages individuels : si l’étiquette liste les ingrédients sans indiquer combien de mg de chaque, vous ne pouvez pas évaluer la dose de caféine, de stimulants secondaires ni des actifs sensibles. C’est rédhibitoire.

Proprietary blends : pourquoi c’est un signal d’alerte

Un « proprietary blend » ou « matrice exclusive » regroupe plusieurs ingrédients sous une dose totale unique, sans détailler la dose de chaque composant. Le raisonnement marketing : protéger la formule de la concurrence. Le raisonnement réel, souvent : permettre d’afficher un ingrédient vedette en quantité marginale tout en mettant en avant son nom sur l’emballage.

Prenons un exemple concret. Un pre workout affiche « Matrice énergie : caféine, DMAE, guarana, tyrosine : 500 mg ». 500 mg de quoi, exactement ? La caféine seule peut représenter 490 mg ou 50 mg. Impossible de le savoir. Vous absorbez une dose inconnue d’un stimulant potentiellement surdosé, avec une signature légale tellement floue qu’aucun retour sur étiquette n’est possible.

Votre pre workout mérite d’être décrypté avant d’être bu

Proprietary blends, stimulants flous, doses cachées derrière des noms d’emprunts : les étiquettes pre workout sont parmi les plus opaques du rayon compléments. ScanNuts® analyse la composition en quelques secondes et donne une lecture honnête du produit, ingrédient par ingrédient. Pour aller plus loin avant d’acheter, retrouvez aussi nos conseils de sélection ScanNuts®.

Notre décryptage : Les pre workouts les plus agressivement marketés (packaging noir, noms évocateurs de danger, couleurs fluo) sont très souvent ceux qui recourent aux proprietary blends. Ce n’est pas une coïncidence. L’opacité des formules et l’esthétique « extrême » servent le même objectif : vendre une promesse plutôt qu’un produit documenté.

 

⚠️ Stimulants interdits ou à risque : ce qui n’a rien à faire dans votre shaker

Ces ingrédients ont été retrouvés dans des produits pre workout en circulation, parfois avec des noms d’emprunt pour contourner les contrôles. Les connaître, c’est les repérer avant d’acheter.

  • DMAA (1,3-diméthylamylamine) : stimulant synthétique associé à plusieurs cas d’AVC et d’arrêts cardiaques documentés dans la littérature médicale. Interdit comme ingrédient alimentaire dans l’Union européenne. Encore présent dans certains produits importés d’Asie ou des États-Unis.
  • DMHA (2-aminoisoheptane) : molécule de la même famille que le DMAA, non autorisée comme ingrédient alimentaire en UE. Commercialisée comme « extrait d’Aconitus spinosus » ou « 2-amino-6-methylheptane » pour masquer son identité sur certaines étiquettes.
  • DMBA (1,3-diméthylbutylamine) : même profil de risque, même statut réglementaire. Parfois désignée « AMP citrate » ou « 4-amino-2-methylpentane citrate » sur les emballages.
  • Higenamine (norclausurine) : substance d’origine végétale aux propriétés stimulantes cardiaques. Inscrite sur la liste des interdictions de l’AMA (Agence mondiale antidopage). Sa présence dans un pre workout représente un risque de contrôle positif pour les sportifs compétiteurs.
  • Yohimbine / extrait de yohimbé : non autorisée dans les compléments alimentaires en France selon les recommandations de l’ANSM. Des signalements d’effets indésirables graves (tachycardie, crise d’hypertension, convulsions) ont conduit à des mises en garde répétées.
  • Synéphrine à doses élevées : autorisée à faibles doses en UE, mais souvent présente à des niveaux proches ou dépassant le seuil de sécurité dans certains pre workouts commercialisés comme « sans éphédrine ». Son association avec la caféine amplifie les effets cardiovasculaires.

Quand NE PAS prendre un pre workout ?

La plupart des articles sur le sujet se concentrent sur qui devrait en prendre et comment. Personne ne parle vraiment de qui ne devrait pas en prendre. Ce n’est pas anecdotique : les effets secondaires documentés des pre workouts stimulants concernent une part non négligeable de la population.

Contre-indications médicales à connaître

Les pre workouts stimulants sont déconseillés, voire formellement contre-indiqués, dans les situations suivantes :

  • Hypertension artérielle, même traitée : la caféine élève transitoirement la pression artérielle. Associée à un effort intense, cette hausse peut devenir problématique.
  • Arythmie cardiaque, valvulopathie ou insuffisance cardiaque : les stimulants augmentent la fréquence cardiaque et la demande en oxygène du myocarde.
  • Hyperthyroïdie : le métabolisme déjà accéléré ne supporte pas bien les stimulants supplémentaires.
  • Troubles anxieux ou trouble panique : la caféine aggrave les symptômes anxieux et peut déclencher des attaques de panique chez les personnes prédisposées.
  • Épilepsie : la caféine à hautes doses abaisse le seuil épileptogène dans certaines études.

Profils à risque accru : ados, grossesse, traitements médicamenteux

Les mineurs de moins de 18 ans ne devraient pas consommer de pre workouts stimulants. Le système cardiovasculaire et nerveux est encore en développement, et l’absence quasi totale d’études spécifiques sur cette tranche d’âge rend toute recommandation de dose impossible.

Pour les femmes enceintes ou allaitantes, l’EFSA fixe la limite totale de caféine à 200 mg par jour toutes sources confondues, soit déjà la moitié de la dose journalière maximale pour un adulte non enceinte. Un pre workout à 150 mg de caféine consomme 75% du quota quotidien autorisé. Hors grossesse ou allaitement, les pre workouts stimulants n’ont pas leur place.

Enfin, certains traitements médicamenteux interagissent avec les stimulants. Les inhibiteurs de la MAO (IMAO), les médicaments pour la tension, les antidépresseurs sérotoninergiques et certains anticoagulants sont susceptibles de produire des interactions sérieuses. En cas de traitement en cours, l’avis d’un médecin s’impose avant toute supplémentation.

Ce que l’on retient : Un pre workout stimulant agit sur le système nerveux autonome et le système cardiovasculaire. Ce n’est pas un supplément anodin. L’absence d’ordonnance ne signifie pas l’absence de risque. La tolérance individuelle varie largement, et certains profils ne devraient tout simplement pas en prendre, quelle que soit la dose.

 

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☕ Pre workout, café, créatine : faut-il vraiment tout ça ?

Voici la question que l’industrie des pre workouts préfère que vous ne posiez pas. Pour beaucoup de pratiquants, la combinaison café + créatine couvre 80 à 90% de ce qu’un pre workout formulé apporte, à un coût deux à trois fois inférieur et avec une lisibilité totale sur les doses ingérées.

Une bonne hygiène de vie et des compléments alimentaires adaptés suffisent souvent à garantir des performances constantes sans dépendre d’un boost chimique à chaque séance. Le pre workout ne remplace pas le sommeil, un apport protéique suffisant ni une alimentation pré-séance cohérente. Il mobilise des ressources que votre corps a déjà construites.

Le duo café + créatine : quand il suffit

Pour un pratiquant s’entraînant 3 à 4 fois par semaine à une intensité modérée à élevée, un espresso simple (80 à 100 mg de caféine) pris 30 minutes avant la séance, associé à une prise quotidienne de créatine monohydrate (3 à 5 g à n’importe quel moment de la journée), couvre le gain de focus et le gain de force à l’effort. Sans additifs, sans colorants, sans proprietary blend, sans 200% de la VNR en vitamines B6 pour remplir la liste d’ingrédients.

Cette approche ne produit pas de picotements ni de « rush » immédiat. Mais elle n’en a pas besoin. L’absence de sensation forte n’est pas synonyme d’absence d’effet.

Quand le pre workout apporte un vrai plus

Le pre workout formulé devient pertinent dans des contextes précis : séances à très haute intensité répétées (CrossFit, haltérophilie, HIIT), période de compétition où chaque séance compte, ou fatigue chronique ponctuelle (surcharge de travail, décalage horaire). Dans ces contextes, l’association citrulline + caféine + bêta-alanine apporte une synergie que le café seul ne couvre pas.

Profil Besoin réel Recommandation INWT
3 séances/semaine, musculation classique, fatigue normale Focus et légère amélioration force Café (80-100 mg caféine) + créatine monohydrate quotidienne
5 séances/semaine, HIIT ou CrossFit, séances intenses de 60 à 90 min Focus, pump, endurance à l’effort Pre workout stimulant 3 à 4 séances/semaine max, avec pause toutes les 6 à 8 semaines
Séances après 18h, sensibilité à la caféine Pump et vasodilatation sans impact sur le sommeil Pre workout pump sans caféine (citrulline + bêta-alanine + bétaïne)

 

❓ FAQ : vos questions fréquentes sur la prise d’un pre workout

Quand prendre un pre workout avant l’entraînement ?

Entre 20 et 35 minutes avant le début effectif de la séance, hors échauffement. Ce délai correspond au temps nécessaire pour que la caféine atteigne son pic plasmatique. Pour les formules à forte teneur en citrulline, 45 à 60 minutes sont préférables pour optimiser l’effet vasodilatateur.

Pre workout combien de temps avant : 15 min ou 30 min ?

30 minutes est le repère central et le plus fiable pour la majorité des produits. 15 minutes peut fonctionner si vous êtes un métaboliseur rapide ou si la formule est légère en caféine. En dessous de 15 minutes, vous commencerez souvent votre séance avant que les effets ne s’installent.

Peut-on prendre un pre workout tous les jours ?

Techniquement oui, mais ce n’est pas recommandé pour les formules stimulantes. La tolérance à la caféine s’installe en quelques jours et nécessite des doses croissantes pour le même effet. Il vaut mieux cycler : 4 à 6 semaines de prise, 2 à 3 semaines de pause. La créatine et la bêta-alanine, en revanche, demandent une prise quotidienne pour produire leur effet cumulatif.

Peut-on prendre un pre workout le soir ?

Pas si la formule contient de la caféine et que vous dormez dans les 6 heures suivant la prise. La demi-vie de la caféine est de 5 à 6 heures : une dose prise à 20h sera encore à moitié active à 2h du matin. Pour les séances tardives, un pre workout pump sans caféine est la seule option compatible avec la qualité du sommeil.

Quels sont les effets secondaires d’un pre workout ?

Les plus courants sont liés à la caféine : nervosité, palpitations, maux de tête, insomnie, dépendance comportementale. La bêta-alanine provoque des picotements cutanés (paresthésies) temporaires, inoffensifs mais inconfortables. En cas de surdosage ou d’ingrédients interdits dans la formule, les risques deviennent sérieux : hypertension aiguë, tachycardie, troubles cardiaques.

Pre workout ou café : quelle différence réelle ?

Le café apporte de la caféine pure et un profil antioxydant intéressant, sans additifs. Un bon pre workout ajoute de la citrulline pour la vasodilatation, de la bêta-alanine pour la tolérance à l’effort, et parfois de la tyrosine pour le focus mental. Pour les séances de musculation classique à 3 jours par semaine, la différence de performance est souvent marginale. Pour les séances longues et intenses, le pre workout apporte un complément réel.

Un débutant peut-il prendre un pre workout ?

Il est préférable d’attendre 6 à 12 mois de pratique régulière avant d’introduire un pre workout stimulant. Les raisons sont doubles : d’abord, les gains d’un débutant sont suffisamment importants sans stimulants pour ne pas justifier le risque de tolérance et de dépendance comportementale au boost. Ensuite, sans base technique solide, un surplus d’énergie peut accroître le risque de blessure.

Comment savoir si un pre workout est sûr à consommer ?

Quatre critères à vérifier avant l’achat : doses de chaque ingrédient listées individuellement (pas de proprietary blend), dose de caféine inférieure ou égale à 200 mg par scoop, absence des stimulants non autorisés en UE listés dans cet article, et étiquette en français avec mentions légales conformes. Si un seul de ces critères n’est pas rempli, passer au produit suivant.

Le pre workout, c’est un outil, pas un passage obligé

Des milliers de pratiquants s’entraînent efficacement sans pre workout depuis des décennies. Le pre workout stimulant n’est pertinent que si la base est déjà en place : sommeil suffisant, alimentation pré-séance cohérente, hydratation correcte. Utiliser un pre workout pour compenser une nuit de 5 heures, c’est emprunter de l’énergie à un compte déjà à découvert.

Ce que les tops SERP ne diront jamais clairement : beaucoup de pratiquants n’ont pas besoin d’un pre workout formulé. Un café, de la créatine et une alimentation correcte suffisent dans la majorité des cas. Le pre workout apporte quelque chose de réel dans des contextes d’intensité élevée et répétée, à condition que la formule soit transparente, dosée dans les seuils réglementaires et exempte de stimulants non autorisés en Europe.

Un pre workout bien choisi, pris au bon moment, dans le cadre d’une hygiène de vie déjà solide : là, ça a du sens.

Sources scientifiques

EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (2015). Scientific opinion on the safety of caffeine. EFSA Journal, 13(5), 4102.

Hobson, R.M., Saunders, B., Ball, G., Harris, R.C. & Sale, C. (2012). Effects of beta-alanine supplementation on exercise performance: a meta-analysis. Amino Acids, 43(1), 25-37.

Kreider, R.B. et al. (2017). International Society of Sports Nutrition position stand: safety and efficacy of creatine supplementation in exercise, sport, and medicine. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 14(1), 18.

Pérez-Guisado, J. & Jakeman, P.M. (2010). Citrulline malate enhances athletic anaerobic performance and relieves muscle soreness. Journal of Strength and Conditioning Research, 24(5), 1215-1222.

Spriet, L.L. (2014). Exercise and sport performance with low doses of caffeine. Sports Medicine, 44(Suppl 2), 175-184.

ANSM (2021). Les compléments alimentaires contenant de la yohimbine : risques pour la santé. Consulté sur : https://ansm.sante.fr

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