L'évaluation de la gamme Vivo Life par notre algorithme ouvert ScanNuts® montre un excellent positionnement éthique et environnemental, mais révèle des limites techniques sur les plans nutritionnels et des coûts.
Matrice de protéines et digestibilité
Le point fort technique de leurs protéines en poudre (comme la gamme Perform) est l'utilisation de protéines de pois fermentées combinées à de la protéine de chanvre pressée à froid. La fermentation est une excellente méthode de transformation biologique : elle réduit drastiquement la teneur en acide phytique (un anti-nutriment qui limite l'absorption des minéraux) et améliore considérablement la digestibilité, un point critique pour les sportifs chez qui les protéines de pois brutes provoquent souvent des inconforts digestifs.
L'illusion des complexes de Superaliments
La marque intègre systématiquement des mélanges de "superaliments" (lucuma, baobab, maca, spiruline) dans ses poudres. Notre méthodologie ScanNuts® se montre critique sur ce point. Si l'affichage de ces ingrédients est séduisant pour le consommateur adepte de naturalité, les dosages réels par portion (souvent inférieurs à 1 ou 2 grammes par portion) restent trop faibles pour apporter un bénéfice thérapeutique ou antioxydant mesurable par rapport à une alimentation solide équilibrée. Cela relève principalement d'un positionnement marketing premium.
Absence d'additifs de synthèse mais recours aux arômes
Vivo Life respecte notre charte en excluant le sucralose, l'aspartame et les colorants artificiels, utilisant à la place de l'extrait de stévia. Les listes d'ingrédients restent globalement propres. Cependant, l'utilisation récurrente d'arômes d'origine naturelle (arôme vanille, arôme chocolat) rappelle que pour rendre acceptables les caractéristiques organoleptiques des protéines végétales (souvent terreuses ou granuleuses), la marque doit retravailler technologiquement ses matrices. Le coût d'usage est également un facteur limitant : les tarifs se situent dans la tranche très haute du marché (souvent au-delà de 55€ à 60€ le kilo), ce qui s'explique par les certifications et les emballages, mais présente un rapport coût/protéine pure défavorable pour la performance brute.